Bon, je vais essayer d'être brève, je vous raconte pourquoi je suis passée de salariée à freelance. Car oui, comme beaucoup, avant d'être freelance, j'avais un poste fixe...

J'avais trouvé un job de secrétaire commerciale à 5 min de chez moi, le pied quoi. Je connaissais déjà la structure, ce qui pour moi, timide invétérée, m'a beaucoup aidé.

Dès mes premiers jours, c'était la révélation, j'adorais mon job ! Je faisais facilement quelques heures supplémentaires. À un moment donné, j'avais presque 30 heures supplémentaires (à rattraper, car ils ne les payait pas !). Du coup pour les rattraper, pendant un temps, je commençais plus tard et je finissais plus tôt, c'était top.

Donc pour résumer : un job super, un bon p'tit bureau, une responsable très agréable et des super collègues. Chouette quoi ! Oui mais il y a toujours un "mais" pour venir bousculer tout cet équilibre.

La terreur des mers euh, des mères !

Et ce "mais", c'était la mère de ma responsable ! Oui, oui, oui

En fait, c'était une entreprise familiale et c'était la fille (ma responsable) qui avait repris les rênes de la structure une ou deux années plus tôt.

Puis, des évènements personnels dans la vie de ma responsable ont fait que les parents ont dû revenir dans l'aventure et là, la galère à commencé !

J'ai dû du jour au lendemain travailler en collaboration avec la mère. Bon en soit, ça n'est pas abominable, sauf qu'elle n'avait pas du tout les mêmes méthodes de travail.

Donc ça a commencé par des "Non, mais ça va pas, faut pas dire ça au client", et à moi de lui dire "bin c'est *** qui m'a dit de dire ça". Pour qu'en fin de journée elle revienne vers moi pour me dire "en effet, c'est bien *** qui t'a dit d'le dire". Baah oui, je ne l'ai pas inventé quand même !!

Ensuite est venu le temps où je devais faire des travaux pour elle, des plaquettes commerciales, des tableaux comparatifs etc. Bref, même galère sauf que cette fois-ci, je passais, parfois plusieurs matinées, à construire ce qu'elle me demandait pour enfin lui montrer le résultat final. Et là, patatra "ce n'est pas ce que je vous ai demandé !". Alors bien que sûr de moi, on a forcément des doutes. Mais heureusement à plusieurs reprises, suite à cette petite réflexion, j'ai pu lui ressortir des notes écrites de ses propres mains sur le travail à faire. Même preuve à l'appui, "ça n'était pas ce qui était demandé". En réalité, le problème c'est qu'elle changeait d'avis en cours de route, mais l'idée ne lui venait jamais à l'esprit de m'en avertir... Donc forcément...

Je crois que le plus dur dans l'histoire, quoi que, toutes ces anecdotes sont aussi dures les unes que les autres, c'est qu'elle répétait tout ce que je disais. Bon, ça m'était égal, c'était en rapport avec le travail, je ne disais jamais de critiques, rien de méchant ou autre. Le problème était qu'elle répétait (à sa fille) mais déformait tout ! Du coup, tous les quatre matins, ma responsable m'appelait ou venait me voir en me disait "pourquoi tu as dit ÇA à ma mère ?". Et à moi, de répéter inlassablement "alors non, je n'ai pas dit ÇA, mais ÇA".  C'était looouurd !

 

J'y ai passé deux magnifiques années et voilà, comment en l'espace de 3 mois, j'ai détesté mon job ! J'en pleurais tous les matins, tout en me demandant ce qu'elle allait bien pouvoir m'inventer ET me reprocher aujourd'hui.

Je suis donc devenue freelance

Je suis donc parti et après cette mauvaise aventure, j'ai décidé de me lancer comme freelance. J'ai donc commencé comme secrétaire indépendante pour maintenant m'orienter sur le graphisme.

Je suis tellement plus heureuse à organiser mes journées comme je le souhaite, sans que l'on me reproche des choses imaginaires. Certes le travail est 2x plus dur, je n'ai pas de salaire fixe, mais il faut savoir ce que l'on veut dans la vie aussi !

Comment j'ai su que je faisais le bon choix ?

Ça a été dur de quitter ma place, car j'aimais tellement ce que je faisais.  Dans ces conditions, on se demande toujours si on a fait le bon choix.
Moi, je me suis sentie libérée, je n'avais plus cette pression le matin. Il m'arrivait de me réveiller la nuit, en me disant "ça va il me reste 3h avant de me lever". C'est vraiment horrible dans arriver là.

Autre évènement qui m'a conforté bien plus tard : Quand j'ai appris que 6 autres personnes ont elles aussi décidées de quitter leur poste... en 7 mois seulement !
Vous allez me dire, que c'est peut-être pas énorme, oui mais sur une équipe permanente d'environ 15 personnes, bah ça fait beaucoup !

Laurie
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